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Ressource · Être en règle

Propriété intellectuelle

Droit d'auteur, droits voisins, droit à l'image, marques : comprenez vos droits et vers qui vous tourner.

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Dans cette page
  1. Deux grandes familles
  2. Questions fréquentes
  3. Liens et contacts officiels

Quand vous montez un spectacle, vous manipulez des créations : une musique, un texte, une chorégraphie, un nom de festival, un logo. Tout cela peut être protégé — par vous, ou par quelqu'un d'autre. C'est ça, la propriété intellectuelle.

Il y a deux grandes familles. Et dans un même événement, les deux peuvent vous concerner en même temps.

Info, pas conseil juridique

Cette page vous informe et vous sensibilise. Pour faire une démarche, adressez-vous directement au BURIDA (droit d'auteur) ou à l'OIPI (marques, noms, logos).

Deux grandes familles

Le droit d'auteur et les droits voisins

Ça protège les œuvres et ceux qui les interprètent : la chanson, le texte, la danse — mais aussi le musicien, le comédien, le danseur qui les portent sur scène. En Côte d'Ivoire, c'est le BURIDA qui gère ces droits.

La propriété industrielle

Ça protège ce qui identifie votre activité : le nom de votre festival, votre logo, le nom de votre structure, un décor ou un costume original. Là, vous passez par l'OIPI.

Deux réflexes simples

  • Si vous utilisez la création d'un autre, vous devez demander l'autorisation.
  • Si vous créez, vous pouvez protéger ce que vous faites.

Attention à ne pas confondre : les droits d'auteur (BURIDA) et la fiscalité de votre événement sont deux sujets distincts. Pour savoir comment déclarer et payer vos artistes (retenue à la source, CNPS), consultez la ressource Déclarer et payer vos artistes.

Questions fréquentes

Je monte un concert avec des reprises. Dois-je payer des droits ?+

Oui. Dès que vous diffusez en public des œuvres que vous n'avez pas créées — reprises, playback, musique en fond de soirée — vous devez demander une autorisation et payer une redevance. En Côte d'Ivoire, le BURIDA est le seul habilité à la gérer. À anticiper avant l'événement, pas après.

Pour la démarche → BURIDA
J'ai créé un festival. Comment protéger son nom ?+

Le nom et le logo d'un festival se protègent en déposant une marque. Attention : un nom n'est pas protégé automatiquement. Vous déposez via l'OIPI, qui transmet à l'OAPI — et ce dépôt vous protège dans les 17 pays de l'espace OAPI. Pensez à faire vérifier d'abord que le nom est libre (une « recherche d'antériorité »).

Pour la démarche → OIPI (oipi.ci)
Un autre organisateur a pris le même nom que mon événement. Qui a raison ?+

Pour une marque, la règle est simple : c'est le premier qui dépose qui l'emporte, pas le premier qui a eu l'idée. D'où l'importance de déposer tôt. Si vous avez déposé votre marque et qu'un autre l'utilise, vous pouvez faire valoir vos droits.

Pour vérifier ou déposer → OIPI (oipi.ci)
Je suis danseur, musicien ou comédien. Ai-je des droits sur ma prestation ?+

Oui. Même si vous n'êtes pas l'auteur de l'œuvre, en tant qu'artiste-interprète vous avez ce qu'on appelle des droits voisins — des droits sur votre propre interprétation. Le BURIDA gère aussi ces droits, aux côtés de ceux des auteurs et des producteurs.

Pour en savoir plus → BURIDA
Je filme mon spectacle pour les réseaux. Ai-je le droit ?+

Deux autorisations différentes se superposent, et on n'en voit souvent qu'une. La première concerne les œuvres jouées : reprises, musique, texte — c'est le droit d'auteur, géré par le BURIDA. La seconde concerne les personnes filmées : chaque artiste sur scène, et parfois un spectateur reconnaissable au premier plan, a un droit sur son image. Ce droit-là ne dépend ni du BURIDA ni de l'OIPI : c'est un accord à demander aux personnes concernées. Le bon réflexe : prévoir cet accord en amont, idéalement dans le contrat que vous signez avec vos artistes, plutôt que de courir après une signature une fois la vidéo en ligne.

Exception

Contrairement aux autres questions de cette page, celle-ci ne renvoie à aucun guichet officiel : le droit à l'image relève du droit civil général, ni du BURIDA ni de l'OIPI.
J'ai écrit une chanson ou créé une chorégraphie. Suis-je protégé(e) ?+

Votre création vous appartient dès que vous l'avez réalisée. Pour la faire gérer et percevoir des redevances quand elle est exploitée, vous pouvez adhérer au BURIDA. C'est aussi ce qui vous permet de réagir si quelqu'un l'utilise sans votre accord.

Pour adhérer → BURIDA
J'ai signé un contrat pour mon œuvre. Est-ce que je l'ai « vendue » pour toujours ?+

Presque jamais. Signer un contrat ne veut pas dire tout abandonner : le plus souvent, vous autorisez une exploitation précise — un usage, une durée, un territoire — sans cesser d'être l'auteur. Il faut donc lire ce que le contrat transfère exactement : quels usages, pour combien de temps, où. Et une chose ne se cède pas : votre droit moral. Même après avoir cédé l'exploitation de votre œuvre, vous gardez le droit d'être crédité comme auteur et de vous opposer à ce qu'on la dénature. Avant de signer, vérifiez ce que vous donnez et ce que vous gardez — dans le doute, faites relire.

Combien ça coûte, et combien de temps ça prend ?+

Les démarches ont un coût (par exemple pour déposer une marque) et des délais — mais ces montants changent régulièrement. Pour avoir les chiffres exacts et à jour, consultez directement l'OIPI pour la propriété industrielle, ou rapprochez-vous du BURIDA pour les droits d'auteur.

oipi.ci · buridaci.com

Liens et contacts officiels

Cette page est une information de sensibilisation, pas un conseil juridique. Pour toute démarche, adressez-vous au BURIDA ou à l'OIPI.